A malin, malin et demi

Entre deux cours, nous assistâmes à

 Séance de marchandage «waxalè» aux alentours de la gare routière « pompiers »

 Assis sur un long banc en bois déteint, un marchand ambulant spécialisé en friperie raccommodait une culotte beige dont certaines parties étaient usées. En casquette, fil et aiguille à la main, notre vendeur avait comme produits des caleçons.

102-4752.jpg Il avait disposé les caleçons aux couleurs et motifs divers de telle sorte qu’ils ne laisseraient personne de marbre. Un client qui fut sûrement attiré par un de ces caleçons.

 En polo et jean beige, avec des sandales noires, le client  se pencha et prit un caleçon pour voir si ça allait faire son affaire. Visiblement, il était tombé sous le charme de la couleur « vert militaire ».

 Et le marchandage commença après les salamalecs d’usage :

 -Combien coûte ce caleçon, il le brandissait  soigneusement

 -C’est à 500F l’unité

 -Dis,  pourrais-tu me le céder à 200Frs CFA

 -Désolé le caleçon ne coute même pas 475 F

 Le client se ravisa et choisit à la seconde qui suivit un caleçon parmi ceux de la seconde pile

 -Et celui-ci, tu pourrais au moins me le céder à 300F

 - Même si tu me proposais 495F, je ne te le vendrais pas : 500F est le prix de chaque caleçon.

 Le client se résolut à la réalité, reposa le caleçon et se dirigea vers la gare routière.

 En guise de commentaire le vendeur lança à son camarade : je lui ai rendu la monnaie de sa pièce pour des caleçons à 200 ou 300f qu’il aille ailleurs.

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