La porno au cyber : l’adulte irresponsable surfait, l’enfant louchait

Tous responsables !

Nous sommes tous responsables. Et, nous ne le dirons jamais assez. Les ressources offertes par les Technologies de l’information  et de la communication sont incommensurables. Les Tic couvrent deux extrémités, les « deux infinis » pour reprendre Pascal : à partir d’un clic, il y a l’infiniment intéressant, positif, utile qui enrichit et l’infiniment inintéressant, négatif, inutile qui pervertit. 

Dés lors, il faut se dire qu’il est surtout question de l’utilisation  responsable des uns et des autres.

Les faits, rien que les faits

Vers 18 heures : Au cyber du coin, nous avions trouvé huit ordinateurs connectés. Les postes étaient répartis en deux rangées de quatre machines chacune : l’une discrète se trouvant au fond ; l’autre exposée se situant à l’entrée.

Ayant franchi le seuil du cyber, le gérant du cyber nous demanda de nous frayer un chemin pour aller au fond.

-          Mettez-vous à côté du gars

-          Ok, lui disions-nous.

Nous passâmes, nous assîmes et vîmes que le gars en question naviguait sur des sites réservés exclusivement aux adultes. Il avait une barbe, portait un pantalon gris, avait retroussé les manches de sa  chemise bleue,  tenait précieusement la souris, avait enlevé ses sandales, avait bien vissé ses écouteurs  et téléchargeait une à une des photos obscènes qu’il sauvegardait quelque part.  

Avec lui, nous sûmes que la barbe ne faisait pas le barbu ou l’extrémiste. A moins d’un mètre de lui se trouvait deux jeunes filles de moins de treize ans. Au moment où l’une d’elles portant un boubou jaune se connectait ; l’autre en boubou blanc s’était mise en retrait, s’était  adossé au mur et louchait les images qui défilaient sur l’écran   du gars, cet adulte irresponsable.

Cette scène nous indigna et nous demandâmes à la fille de bouger pour se concentrer sur l’écran de sa camarade. Prise la main  dans le sac, elle nous rétorqua :

-          Je ne regardais pas ce que le gars faisait.

-          D’accord, lui disions-nous, tout en sachant que l’aveu était la mère des preuves.

Plus tard, nous suggérions au gérant du cyber de s’organiser de sorte que les enfants ne puissent plus être exposés aux postures irresponsables d’adultes qui jouissant pleinement de leur liberté en arriveraient à pervertir des mineurs. De fait, les enfants ne se mettraient plus au fond.

Le gérant nous remercia dans un premier temps avant de préciser qu’il pensait effectuer des restrictions, mais s’était ravisé quand il comprit qu’une bonne partie de sa clientèle s’intéressait aux sites prohibés.

L’argent justifierait ainsi le manque de rigueur. Nous soulignions à son attention qu’il nous était impossible de nous faire à l’idée que nos enfants ou nos nièces ne soient plus protégés dans notre société.

Le gérant nous indiqua qu’il assistait très souvent à des scènes similaires et ne manquait pas d’inviter parfois  les parents des enfants fautifs à rester vigilants.

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : samedi, 11 octobre 2014