Crise scolaire : Pas tes tics

En rire, en pleurer ou simplement prendre conscience ?

 Pathétique est cette phase que traverse l'école publique sénégalaise.

L’autorité ne respecte pas ses engagements.  Des services qui ne gèrent pas  de manière adéquate la carrière des enseignants.  Ces derniers qui mirent la pression par le canal des syndicalistes sur le gouvernement qui peina à respecter des accords qu’il estimait réalistes et réalisables un an plus tôt.

Des grèves déclenchées depuis la mi-février eurent pour effet l’opération coup de poing mettant fin, à l’avenir, aux lenteurs administratives. Des syndicalistes sous la pression des autorités signèrent le procès-verbal et mirent une trêve aux perturbations notées.

Sous la pression des bailleurs et des parents d’élèves, le gouvernement opéra des ponctions sur les salaires. Sous la pression de la base, le CUSEMS déroula son onzième plan d’action.   

Et les élèves entrèrent dans la danse …

Lundi matin, des lycéens mirent fin au cours entamé une heure auparavant. Ils invoquèrent un motif : leur appréhension vis-à-vis des examens de fin d’année scolaire. 
Dans la cour, les meneurs de ce mouvement d'humeur nous firent savoir, sur un ton ironique, qu'ils symbolisaient le petit cadre, et étaient fiers d’entamer leur plan d’action.
Deux jours plus tard, ce même groupe quitta la banlieue avec d'autres élèves pour venir á la rencontre des autres lycéens et collégiens de Dakar. 
Ils eurent le soutien financier de leur mairie et d'autres personnalités. Avec leurs blouses, ils essaient ainsi de mettre la pression, depuis prés d’une semaine, sur les autorités pour un réaménagement du calendrier scolaire.

Ces élèves grévistes ont le vent en poupe. Ils bénéficient d’une visibilité avec la complicité d’une certaine presse qui leur permet de se défouler sur des enseignants au point de traiter ces derniers d’irresponsables.

Le fait est  qu’ils (ces élèves) se trompent de combat dans la mesure où les autorités prendront les décisions idoines. Aucun élève ne sera sacrifié sciemment.


PS : Des grèves cycliques, nous en avons connues depuis notre tendre enfance. 

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