Je vis, je meurs : je me brûle et me noie de Louise Labé

Texte vingt cinquième

Je vis, je meurs : je me brûle et me noie.

J’ai chaud extrême en endurant froidure[1] :

La vie m’est et trop molle et trop dure.

J’ai grands ennuis entremêlés de joie :

 

Tout à un coup je ris et je larmoie,

Et en plaisir, maint grief tourment j’endure :

Mon bien[2] s’en va, et jamais il ne dure :

Tout en un coup[3] je sèche et je verdoie[4].

 

Ainsi Amour inconstamment me mène :

Et quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine.

 

Puis quand je crois ma joie être certaine,

Et être au haut de mon désiré heur[5],

Il me remet en mon premier malheur.

                                               Louise Labé, Sonnets, VII, 1555.

Quelques axes de lecture

- Les déchirements tributaires d’une passion amoureuse

-Un texte parsemé d’antithèses : repérage des mots contraires ou antonymes

- Les marques du lyrisme

-Les différentes étapes du poème : primo la présentation de son humeur et secundo la raison. Il faudra tenir compte des  liens logiques : Tout à un coup, Ainsi, Puis

- Repérage de figures de style : antithèse, métaphore, anaphore, etc.

- Comment appelle-t-on ce type de poème ?

- Quel nom donne-t-on au vers utilisé ? Choisissez un échantillon représentatif (2 à 3 vers)

- Etudiez la disposition, la nature et  la qualité des rimes.

                                                                                                                                           2 novembre 2014

[1] Froid

[2] Bonheur

[3] Tout à coup

[4] Reverdit

[5] Bonheur

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.