Plus que des constats

La SENELEC en question

100e8881La constatation est triste : nous faisons du surplace. Notre taux de croissance ne rassure guère. Nous connaissons pourtant la recette qui nous ferait émerger : le travail. Hélas, nous nous préoccupons de polémiques et de tristes débats de bas étage.
Nous nous contentons de ressasser cette théorie du verre à moitié pleine quand la situation nous arrange ; et celle du verre à moitié vide lorsqu’elle est à notre défaveur. Ce qui est certain : notre mayo national n’a pas encore pris.
Episode premier : Les délestages ont repris de plus belle
Avec la SENELEC, nous trainons pas mal de mauvais souvenirs. Les délestages et autres coupures intempestives avaient fait sortir plus d’un. Une telle situation fut à l’origine de dégâts incommensurables. Cette époque est révolue. Rassurante, semblait être la situation pour être à l’origine de dossiers menés par des médias, depuis quelques jours.
Seulement, ces mauvais souvenirs refont surface pour nous rappeler qu’il ne faudrait pas que nous dormions sur nos lauriers. La polémique enclenchée entre le Directeur de la SENELEC et une partie du personnel pose problème.
Au lieu d’œuvrer pour réduire notre dépendance énergétique en explorant la piste des énergies renouvelables, ils se donnent en spectacle. Vivement l’audit de la SENELEC ?

Thème deuxième : Les policiers, les scootéristes et les chauffeurs de « clandos »

Nous avions pourtant applaudi des deux mains ; saluant ainsi l’attitude exemplaire du policier ayant été à l’origine de l’incarcération d’un chanteur pour le délit de tentative de corruption. Seulement, des pratiques quotidiennes, peu orthodoxes, sont à mettre à l’actif d’hommes en uniforme se laissant corrompre.

Les hommes  procèdent  parfois à des contrôles inopinés qui, dit-on, obéiraient à des besoins ponctuels.

Deux exemples patents :

Avec les scootéristes, des hauts et des bas

S’il y a une mauvaise habitude bien ancrée chez des scootéristes au Sénégal, c’est  le fait de ne point mettre leur casque de sécurité. Les policiers, sachant qu’ils auront énormément de pains sur la planche face à des scootéristes récalcitrants, préférant flirter avec la mort, les laissent faire.

Arrêté par un agent de la circulation, le scootériste avoua ne pas être en règle et dut payer 2000 francs. Il promit à l’agent de régulariser sa situation la prochaine fois.  Sans scrupule, l’agent lui demanda de ne point avoir tous les papiers requis afin de corrompre, par moments, des agents.

Avec les chauffeurs de « taxis clando »

Les chauffeurs de taxis « clando» jouent pleinement leur partition. Nombreux sont ceux parmi lesquels, ne pouvant réunir tous les papiers requis afin de circuler en toute sérénité, n’hésitent pas à préparer  un billet de banque subtilement associé au permis de transport. On ne sait jamais, nous disent-ils.

Les chauffeurs de « taxis-clando » ne s’attendent point à des tracasseries policières, du moins pour toute une journée, s’ils  jouent le jeu de la corruption.

Notre chauffeur passa devant le policier sans crainte. Il nous expliqua avoir déjà donné officieusement une somme, gage de tranquillité, au policier.

La corruption a de beaux jours devant elle eu égard à l'attitude des agents véreux.

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