Ne jamais se laisser faire

Peu importe l'âge !

Ne jamais se laisser faire, malgré  l’âge !sur-ibnoze-le-29-mars-2013-026.jpg

Tout se passe dans un minibus. Pour se rendre de l’avenue Bourguiba ( à la hauteur de Baobab) à Ouakam, il n’y a rien de tel qu’un car TATA. Ces cars sont réputés pratiques vu leur fréquence dans leur desserte. Ce qui nous dicta notre  choix porté sur la ligne 43. Nous l’attendîmes pendant une dizaine de minutes. Comme à l’accoutumée, le car était archiplein : les clients s’arrangeaient pour le bon déroulement du déplacement : cédant la place ou avançant, toujours dans leur quête d’un semblant de confort. Dans ces circonstances, on est censé rester à sa place et acheminer le prix du ticket jusqu’au receveur.

Devant le nouveau siège d’Ecobank sis à Mermoz, nous remarquâmes une place inoccupée, une place que les autres clients délaissaient. Une attitude, somme toute, suspecte.  En réalité, il y avait des vomissures recouvertes avec du sable. Nous pensions qu’il s’agissait d’un client ayant eu un malaise dans le car. Un décor qu’il ne fallait pas regarder deux fois. Nous lui tournions le dos.

Prés de la station ELTON, un client d’une trentaine d’années en costume et cravate noirs sur une chemise bleue qui, depuis plus de cinq minutes, s’occupant de la position des uns et des autres, eut un échange verbal assez houleux avec une dame cinquantenaire qui n’entendait pas se laisser faire.

Tous deux descendaient au même arrêt. Puisqu’ils ne se ressemblaient pas, ils ne se sont pas assemblés. A moins qu’il ne s’agisse des effets du ramadan durement ressentis sous un soleil de plomb  à 13heures.

Leur problème se situa dans la demande. Fallait-il insister ou pas ? Si le premier souhaita attendre tranquillement le stationnement du TATA à son arrêt ; la seconde par souci de prévoyance ne manquait pas de refaire le même geste : demande d’arrêt, joignant même la parole à l’acte. Elle lança : «  Chauffeur mayma arrêt. » Comprenez par là : S’il vous plaît cher chauffeur, permettez-moi de descendre au prochain arrêt.

Autant le dire, cette insistance n’était pas du goût du premier qui le lui reprocha. Il lui disait : « le bus va s’arrêter. Le chauffeur t’a sûrement entendu. Alors, tu n’as pas besoin d’insister. Moi-même, qui suis là avais fait la demande

- J’insiste quand même pour le lui rappeler. Son énervement ayant atteint son paroxysme, elle lâcha au moment de quitter le car, la formule consacrée : « de quoi je me mêle », alors que le gars était déjà dehors.

Rassurez-vous chers lecteurs l’échange se termina ainsi, sans heurt. Au moment où nous continuions notre parcours nous aperçûmes l’un traverser les deux voies pour se diriger vers la corniche alors que l’autre avait pris le sens inverse. 

Diallo Ibnou

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