Quelle insécurité !

Prendre ses dispositions

Il y a de ces scènes qui vous montrent à quel point vous pouvez être impuissants. Nous marchandions tranquillement lorsqu’une dame nous rejoignit et nous exposa son infortune. Elle n’en revenait pas.
-Tu vois cet homme, il a pris mon sac, m’a-t-elle dit.
Deux hommes étaient aux prises. L'agresseur donnait l'impression d'être agressé. Des propos aigres-doux furent échangés. Nous eûmes peur en voyant cette arme blanche brandie, en toute insouciance.
Une à deux minutes plus tard, l'agresseur marchait tranquillement sous le regard complice des personnes qui se trouvaient à cet endroit, hier matin. Il poursuivait l'un des passagers qui avait fini par détaler après avoir voulu intervenir. (ce que nous comprîmes plus tard.)
L’agresseur ne fut point inquiété. L’apprenti du car révéla qu’il avait dans un premier temps était menacé, c’est pourquoi il n’était pas intervenu. Avec le chauffeur, ils eurent de la peine pour que les clients rejoignissent le car. Ces derniers leur reprochaient leur passivité, à la limite même leur complicité. L’apprenti n’en revenait pas :
- Cet agresseur n’a pas fait cinq minutes à bord du car.
Quelques minutes plus tard, nous nous rendîmes à la police. Le commandant nous fit comprendre que ce procédé était fréquemment signalé, la Tabaski aidant. Il déplora le fait que l’agresseur puisse si facilement s’en sortir alors qu’il aurait pu facilement être neutralisé.
Cet officier sait bel et bien le fossé existant entre la réalité et l'idéal. Il reconnut le manque de moyens auquel la police fait face; ce qui explique la rareté des patrouilles effectuées.

7/9/2015

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