Le 23 mars 2015, et après?

Sénégal : sunumbir. Vive la justice

 

Sacrés hommes politiques sénégalais

 

Comme d'habitude, les arguments volent bas. Et le bas niveau a atteint son paroxysme depuis des jours. Pas mal d'acteurs politiques se donnent en spectacle

 

Ne savent-ils pas qu'ils nous pompent l'air tous ces acteurs politiques de l'opposition tout comme du pouvoir qui à la place des arguments convaincants dont nous avons tant besoin bandent les muscles, crient brandissent des menace ?

 

Ce qui est inacceptable.

 

Un scénario écrit

 

Tel un scénario écrit l'histoire est en train de se répéter sous nos cieux. Comme en 2012, à la veille de la validation de la candidature controversée de Me Wade par le Conseil constitutionnel, nous assistons à peu prés aux mêmes polémiques, aux mêmes sorties.

 

Point d'amnésie qui vaille

 

La roue aura certes tourné, mais nous nous souvenons du candidat Macky Sall futur président et des autres candidats malheureux attendant de pied ferme la décision des cinq sages.

 

Il y en a qui étaient venus à l'ex Place de l'Obélisque actuelle Place Nation en promettant d'y passer la nuit pour éventuellement montrer leur désapprobation.

 

La CREI

 

Nombreux sont les Sénégalais sérieux qui savent que la Cour de Répression de l'Enrichissement Illicite ne fait pas l'affaire, car étant une juridiction d'exception ne respectant pas les droits de la défense.

 

Cependant, une certaine presse à la solde du pouvoir tente de nous inviter à nous voiler la face en prenant part à ce règlement de comptes politiques donnant l'impression d'une Cour Restaurée pour Éliminer un Intrus, un seul intrus dont le cas rime avec Rebeuss depuis plusieurs mois.

 

Nous ne tentons pas de disculper le sieur Karim Wade : nous l'avions combattu à l'époque. Mais notre lucidité nous impose une position de principe : pas d'instrumentalisation de la justice.

 

Notre foi en la justice de notre pays reste intacte seulement, nous évitons de tomber dans le piège des hommes politiques des deux camps.

 

Karim condamné ? Karim éligible ? Karim candidat du PDS

 

Une probabilité que nous envisageons sérieusement eu égard à l'entêtement du régime. Nombreux sont les responsables politiques de l'A.P.R présentant l'embastillement de Karim Wade comme une demande sociale. Le fait est que les poursuites ne devraient nullement se limiter au sieur Wade.

 

Karim Wade condamné un verdict qui ne surprendrait point. Les ingrédients semblent être réunis et le cocktail semble explosif. Karim et ses conseils auront boycotté les audiences.

 

Ils auront creusé leur propre tombe en n'ayant pas saisi cette occasion unique pour démonter pièce par pièce les accusations rocambolesques présentées depuis des années.

 

Une fois condamné, Karim risque de ne plus être éligible. Une hypothèse prise très au sérieux par le PDS qui a préféré anticiper sur le délibéré tant attendu pour désigner le sieur Karim Wade candidat à l'élection présidentielle de 2017. Une réponse politique à une accusation politique.

 

Une candidature à prendre avec des pincettes tant les circonstances ayant conduit à ce choix paraissent surréalistes. Quoi qu'il en soit il s'agit bien de la cuisine interne dudit parti. Les citoyens attendront 2017 pour apprécier concrètement, le vote aidant.

 

Un délibéré auquel tout un peuple est suspendu. Vivement que le droit soit dit.

 

La vie continue :"Life goes on". Quelle que soit la décision rendue restons objectifs, sereins, lucides.

 

Vive la République !

 

Pensons à la postérité. Sénégal : sunumbir

 

 

 

Karim wade

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Date de dernière mise à jour : lundi, 23 mars 2015