Saint Louis et ses événements

A Saint Louis pour un assez long week-end

102-4845.jpgAu bout de prés de trois cents kilomètres, Saint-Louis la belle ville tricentenaire nous accueillit à bras ouverts avec une bonne dose de fraicheur et l’hospitalité légendaire de ses habitants.

 Ndar Guedj est en ébullition. Notre ville natale vibre du 15 au 19 Mai, aux rythmes de son mythique festival de Jazz. Les affiches sont visibles un peu partout102-4930.jpg en ville. Un des organisateurs que nous avons interpellé souligna que tout se passait normalement.

Sur la question relative à la fausse note de l’édition précédente, il nous rassura. Il avait les yeux bouffis de sommeil : signe de son dévouement total au festival ; depuis bientôt deux décennies.

La place Faidherbe était occupée. Une foire s’y tenait, en dehors de celle qui se déroulait sur le quai Roume,  avec des stands de toutes sortes : bijouterie, médecine traditionnelle, cosmétique, menuiserie, télécommunications, santé, etc.  

102-4908.jpgTôt le matin, un tour au quai de pêche, nous permit d’admirer la bravoure de ces milliers de personnes qui, aux premières heures de la matinée, se décarcassaient pour approvisionner le marchélocal et national en poissons.

Vers 11 heures 35 minutes, nous quittâmes le garage de « Bango ou Sité »  pour l’Université Gaston Berger, se situant à une dizaine de kilomètres, plus précisément à Sanar. Nous voyagions à bord d’une camionnette 14 places datant des années soixante ou soixante et dix. A l’intérieur, nous ne devions même pas penser au confort. Il fallait s’arranger de telle sorte que le déplacement passât tranquillement. La surcharge étant presque autorisée, l’apprenti se permit de faire descendre le petit banc qu’il avait déposé quelque part sur le toit de la voiture. Un jeune passager devait s’y mettre. Nous prétextions ce fait pour quitter cette vieille afin de prendre le taxi qui devait suivre, pour arriver à temps. A malin, malin et demie, l’apprenti compritl entre les lignes et nous invita à rester assis.   

102-4961.jpgA la pile de 12 heures, nous foulâmes le sol de Sanar. Sitôt arrivé, nous nous dirigeâmes directement dans ce temple du savoir où nous avons fait nos humanités, à la Section de Français de l’Unité de Formation et de Recherches des Lettres et Sciences Humaines. Sur place, nous eûmes droit à une agréablesurprise.

102-4964.jpgNous assistions à une conférence initiée par le Club des Etudiants de Français (C.E.F). Une belle occasion saisie pour rendre hommage au Professeur Feu Mohamed MwambaCabakulu. L’émotion était vive : sa veuve était présente, en sus de ses anciens collègues, tel que Monsieur Boubacar Camara.

Nous sommes retournés à nos sources et avons pu échanger, ne serait-ce qu’avec un de nos brillants professeurs. La modestie de Monsieur Camara nous impressionnait une nouvelle fois. Nous ne lui dirons jamais assez merci, pour cette rigueur qu’il nous imposa. Au passage, nous tenons à adresser ces mêmes remerciements au corps professoral.102-4966.jpg

A Diameguene, la Direction de l’Assainissement s’occupait des travaux de curage des canaux. L’hivernage approchant à grands pas, il fallait prévenir ce phénomène tant redouté sous nos cieux : les inondations. Avec une grue, on mettait non loin des canaux tous les déchets solides qui se trouvaient à l’intérieur. Nous devons juste regretter un fait : en assurant le désensablement, on ne résout pas le problème dans son entiéreté car le sable se trouve aux alentours de ces égouts pourtant 102-4956.jpgrécurés.  Dans les normes les rues assainies ne devraient-elles pas être pavées,  en même temps ?             

   

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