Ouverture puis renvoi du procès de Karim

La bataille juridico-médiatique

karim-wade2-1.jpgSitôt ouvert, le procès de Karim M. Wade est sitôt renvoyé à la semaine prochaine. Que d’éditions spéciales durant la journée du 31 Juillet 2014 au nom du droit à l’information : l’audiovisuel fut mis à contribution. Nous eûmes droit à des images et pûmes savoir ce qui se passait.

Ils ont pris notre argent pour s’enrichir de 2000 à 2012. Noble opération serait celle qui consiste à exiger la reddition des comptes pourvu qu’on aille jusqu’au bout de la logique.

Il ne s’agit sûrement pas du procès du siècle comme on voudrait nous le faire croire. Il n’est pas non plus un procès contre un futur président de la République. Si le cas de Karim Wade rime avec rendre compte qu’il en soit autant de ceux des autres de tous bords. Qu’on ne nous parle pas d’exemplarité car nous y verrons acharnement ni plus, ni moins. Vivement un procès équitable !

Le renvoi du procés permettra d’écarter des avocats tels que Me Souleymane Ndéné Ndiaye, Me Madické Niang, Me Elhadji Diouf, Me Alioune Badara Cissé, etc.

La bataille juridico-médiatique

Elle est surtout à ne pas perdre. Aussi, de part et d’autre, assiste-t-on à des conférences de presse, à des plaidoiries publiques. Les avocats de la défense ont fait face à la presse le jour du procès et ceux de la partie civile le lendemain.

 Tout se jouerait apparemment autour de l’opinion publique. Il faut la gagner. Une opinion publique encline à un procès équitable. Une opinion publique qui ne s’arrête pas à la symbolique fils d’un ancien chef d’Etat. Cet argument « fils d’un ancien chef d’Etat » est propre au ONG et non à l’Etat encore moins à la justice.

Les avocats de la partie civile aussi bien que les avocats de la défense constituent leur défense urbi et orbi.

La présentation de Karim Wade au cœur des débats. Est-il, comme il l’a avoué au tribunal, un prisonnier politique ou pas ? Les avis semblent partagés : affirmatif pour la défense ; négatif pour la partie civile.

Me El hadji Diouf : Il se dit pourtant avocat du peuple et présentement de l’Etat. Seulement son choix nous pose problème. Me Diouf tourne et retourne sa veste au gré de ses intérêts. Il nous a habitués à s’en prendre à l’Etat du Sénégal. Sa versatilité fait défaut.

Sur le plateau  de la RTS, toujours égal à lui-même, il a fait son show. A dire vrai, la personnalité de Me Moussa Félix Sow convaincrait beaucoup plus que la sienne.

Me Abdoulaye Wade : Il aura, encore une fois trompé son monde. Annoncé et attendu au Palais de Justice Lat Dior, l’ancien président de la République est resté chez lui. Les supputations vont bon train pour chercher les raisons l’ayant poussé à ne pas avoir fait le déplacement lors de l’ouverture puis du renvoi du procès de son fils. Nous n’avons pas à nous substituer à la posture du père de famille déjà meurtri. Wade est un stratége. Il n'a pas encore dit son dernier mot. Il sait comment tous ses Ministres sont devenus milliardaires.

Me Alioune Badara Cissé : Il a bel et bien le droit de défendre qui il veut, quand il veut et où il veut quand bien même il s’agirait du fils de Wade. Qu’il défende Karim Wade ne devrait pas déranger tout comme son homologue El Hadji Diouf qui défend l’Etat du Sénégal. Me ABC qui fut Ministre lorsqu’on enclenchait la traque a, entretemps, quitté le navire de l’APR. Après avoir traqué Karim avec le gouvernement Mbaye, Me ABC fait partie de ceux qui défendent celui que son ex mentor  continue à traquer via la CREI, à tort ou à raison ?

C’est parti pour une série de déballages, de règlement comptes politiques. Que le Sénégal y gagne !

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