Énième coup de théâtre

Et les syndicats levèrent leur mot d'ordre

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Fin d’année coïncidant avec une nouvelle crise scolaire :

Et pourquoi ne te prononces-tu pas sur la nouvelle grève de tes collègues enseignants ?

Ainsi donc, nous rendons officielle notre position. Notre conviction est que cette grève aussi légitime qu’elle puisse paraître n’en demeure pas moins inopportune pour deux raisons fondamentales. D’abord, nous pensons que nous ne  devrions pas attendre la fin de l’année scolaire pour brandir des menaces. Celles-ci ne sauraient se justifier, même pas pour annoncer des couleurs en vue de l’année scolaire 2013 /2014.

D’autre part, la manière dont on déroule les grèves ne nous convainc point ou plutôt ne nous convainc plus. Les mots d’ordre marqués par des grèves totales et des débrayages ont déjà produit leurs dégâts collatéraux, avec la baisse inadmissible du niveau des élèves.images-2-2.jpg

Nous préconisons l’exploration d’autres méthodes de lutte et que nous ne boycottions pas les compositions et examens. Et puis, il n’est pas interdit de brandir des armes, pourvu que nous ne les utilisions pas, seulement.

En 2012, nous avions mené une longue grève qui s’était terminée  en queue de poissons : sans aucun acquis. Seule la pression de la société aura été décisive.

Mauvaise volonté de l’Etat ou réalisme des autorités ?

Que de remous dans le secteur de l’éducation, depuis plus d’une décennie. Les responsabilités sont partagées entre les différents acteurs : Etat, enseignants/professeurs-syndicalistes, parents d’élèves, etc.images-3-2.jpg

La mauvaise volonté du gouvernement actuel est factuelle, nous ne le dirons jamais assez. Et la sortie de M. Macky, en marge du deuxième New York Forum Africa est révélatrice de la politique du régime en  matière d’éducation.

Qu’il nous soit permis d’apporter une précision de taille : en refusant de respecter des accords signés avec l’Etat, on rend de plus en plus misérable les enseignants ; en octroyant autant de garanties aux politiciens, on les met dans des postures de plus en plus confortables.

 Il ne faudrait pas amalgamer car, contrairement à ce qui est dit, il ne s’agit pas d’augmentation des salaires mais de restituer à des enseignants qui ont du mérite ce qui leur est dû. Quelle que puisse être l’incidence financière sur le budget de l’Etat, il faut restaurer le climat de confiance pour mener à bien des négociations sérieuses entre Etat et syndicats.  Les syndicalistes sont tenus de ne point réclamer l’impossible.

Notre conviction est la suivante : les problèmes inhérents au secteur éducatif doivent être résolus, à défaut qu’on les traite avec tout le sérieux qu’ils requièrent.   Qu’aucun des partenaires ne mette de l’huile sur le feu.

Bouffée d’oxygène ou simple coup de théâtre ? Aux dernières nouvelles, les syndicats d’enseignants,  réunis au sein du Grand Cadre, ont suspendu provisoirement, disent-ils, leur mot d’ordre.  Il ne pouvait en être autrement, d’ailleurs, les examens vont se dérouler normalement.

 I. D

 

 

 

 

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