Pour le déshonneur du Colonel Ndaw

Gravissime affaire

10455551 710779125661240 354306381 nSur votre site, nous avions décidé de ne parler des livres du Colonel  Abdoulaye Aziz Ndaw que lorsque nous les aurions lus. Ce lundi matin, nous eûmes droit pendant plus d’une heure à la possibilité de lire le tome 2 en version numérique.  Lundi 21 Juillet, en fin de matinée Google Drive nous demandait une autorisation pour la lecture. Le livre, qui avait ainsi disparu, est à nouveau disponible en version PDF.

Nous prîmes le temps de bouquiner une soixantaine de pages  après avoir lu la contribution de Jean François Marie Biagui qui abondait dans le même sens que le Colonel Ndaw. Un nombre de pages suffisant pour nous faire une idée sur la dangerosité des faits.  Par delà le Général Fall c’est notre gendarmerie nationale qui est éclaboussée.

Gravissime, disions-nous tantôt. En effet l’image de marque d’une corporation à laquelle nous vouions respect total est écornée. Le masque de la Gendarmerie est tombé, dira notre interlocuteur. Ces pratiques peu orthodoxes mises à l’actif de hauts gradés doivent prendre fin. Les gendarmes qui assurent notre sécurité doivent faire preuve d’intégrité. Nous ne généralisons pas car nous connaissons  des officiers dans la Gendarmerie qui sont intégres.

Précision au passage que nous n’avons pas encore eu la version du Général Abdoulaye Fall.

La sortie du Ministre des Forces Armées après avoir laissé pourrir la situation n’augure rien de bon. A travers M. Augustin Tine, l’Etat semble avoir trouvé une réplique au titre des livres : Pour le déshonneur du Colonel Ndaw qui a osé parler pour l’honneur de la Gendarmerie sénégalaise. Il s’agit d’un scénario  presque écrit à l’instar du sort jadis réservé au Commissaire Keita dans l’affaire qui éclaboussa la Police une année auparavant.

M. Tine qui a rappelé l’obligation de réserve des officiers jusqu’à l’âge de 65 ans laisse entrevoir des sanctions disciplinaires à l’encontre du Colonel Ndaw. Qu’on ne s’arrête pas en si bon chemin. Qu’on ne sanctionne pas seulement le Colonel Ndaw qui a le mérite de nous ouvrir les yeux et le démérite d’avoir mis tout un systéme dans une posture inconfrtable.

Est bien sénégalaise cette attitude : tant que nous sommes dans le système nous ne disons rien peut être au nom du secret d’Etat ou défense, du devoir de réserve ou avec le Colonel Ndaw au nom de l’amitié. Une fois en dehors, on déballe. Une pratique à analyser sans complaisance. Le fait est qu’en taisant à l’époque ce que Ndaw reproche à son ex ami Fall il était son complice jusqu’à ce qu’il décidât de tout dire ou de tout révéler. Dire ou révéler supposant que les faits soient établis. Alors, en toute impartialité, appréciez !  

Au cœur de toutes les dérives 

L’argent, encore l’argent, toujours l’argent. Il est au cœur de tous les scandales. Il nous revoir nos rapports avec ce dieu des temps modernes : xaliss. Un contrôle plus rigoureux doit être de mise pour un retour à l’intégrité dans tous les secteurs. Et si la traque des biens mal acquis s’élargissait … ?

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Date de dernière mise à jour : mardi, 22 juillet 2014