Que les dirigeants écoutent leur peuple !

Que les dirigeants écoutent leur peuple !

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Simple question

Pour cette fois-ci, un long article ne vous sera pas servi. L’heure n’est plu à la polémique. Qui n’aime pas la paix et la stabilité ? Qui voudrait que le peuple s’embrase ?  Personne je suppose. Dans moins de dix jours le match électoral tant attendu aura lieu. Au Sénégal, tout le monde sait que cette campagne est assez inédite. La  violence ne cesse de s’y inviter encadrant, ainsi, le processus : de la validation à la victoire si tant est qu’il y ait scrutin le 26 courant. Une chose est sure, le cocktail est très explosif si on analyse la situation en toute objectivité. Ma question est la suivante : Comment comptent-ils (les libéraux) faire pour gagner cette élection ? 

Vous me direz que Maître Wade a battu sérieusement campagne.  C’est certes vrai, mais gagner une élection en se mettant à dos une majeure partie de la population : seul un miracle purement sénégalais probable réplique à notre très populaire Yalla baxna pourrait le réaliser.

Le système éducatif ne fonctionne pratiquement pas, seules certaines écoles privées continuent de tourner tranquillement. Du primaire au supérieur cette année est marquée par des grèves à répétition des professeurs : les universitaires sont en mouvement, de même que les véritables acteurs du moyen secondaire. Les étudiants et les élèves et de grâce que les élèves du privé se sentent pour une fois concernés car les examens sont organisés par le ministère.  Les instituteurs ont rejoint depuis peu le front.

Le président sortant réélu par qui ?

En tout cas les victimes du système éducatif sont nombreuses. Ce ne seront pas ces jeunes acteurs au premier chef de l’alternance en 2000, déçus présentement ou ces professeurs des universités, des lycées et collèges, ces compatriotes défenseurs de la constitution, ces diplômés- chômeurs rêveurs sans le sou pour reprendre la formule de J. M. G. Le Clézio  et tous ceux qui pensent que la roue doit tourner pour le respect des règles démocratiques  qui le rééliront. Ne dit-on pas qu’à chacun son tour chez le coiffeur?

Bien vrai que Maître Wade n’ait pas besoin d’y faire un tour, sans ambages il faudrait qu’il quitte le pouvoir en cédant la place à la nouvelle génération : les zélés du palais l’ont assez isolé de la réalité quotidienne des sénégalais. Qu’Allah bénisse notre Sénégal ! AMEN .

M. DIALLO I.

Doctorant és Lettres Modernes, Option Grammaire Moderne

Professeur de Lettres Modernes ibndiallo@gmail.com

 

par Ibnou Diallo, vendredi 17 février 2012

 

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Date de dernière mise à jour : samedi, 15 juin 2013