After work à Ejicom

L'entrepreneuriat social à l'honneur

M. Hamadou Tidiane Sy, Directeur d'Ejicom souhaita la bienvenue à ses invités de marque puis introduisit le thème de la rencontre à savoir l'entreprenariat social.
Il rappela les modalités de cet after work pas comme les autres, tout en insistant sur l'opportunité offerte par Ashoka Africa.
M. Amadou Diaw du groupe ISM parla de son expérience. « C'est avec 3 millions de francs cfa que j'ai lancé l'école avec quelques chaises et tables en bois. »
Il évoqua l'orientation au sein de son groupe de bacheliers par l'Etat du Sénégal ; un épisode qui lui aura permis de découvrir de jeunes sénégalais foncièrement attachés à leur terroir d'origine. M. Diaw insitera sur la nécessité de se mettre au travail sans rien attendre de qui que ce soit. »
Mme Coumba Tourè Coordinator d'Ashoka Africa insista sur la transformation du système de l'enseignement supérieur. Pour Mme Touré, il faut s'intéresser au contenu à donner à la réussite qui est diversement perçue par les uns et les autres.
M. Mohamed Joseph Sène de la BICIS démontra que la RSE constituait l'application des principes du développement durable. Pour M. Séne les banques sont là pour accompagner, mais elles ne sont pas les seules. Il faut oser : c'est ce qui compte.
Mme Tourè invita M. Sy à partager son expérience avec ouestaf.com. Ce fut dans le but de présenter un discours nouveau sur l'Afrique, loin des clichés : sous-développement, maladie, pauvreté.
Visant la qualité, M.Sy comprit très tôt que les journalistes ne devaient point se contenter du « copier-coller ». Aussi a-t-il choisi de ne pas parler de fait-divers sur ouestaf au moment où d'autres supports en parleraient des jours durant.
M. Sy posa une question essentielle « Où est l'intérêt public dans ce que je fais ? »
Mme Bineta Goumbala d'Ashoka parlera de la législation pour montrer que le statut d'entrepreneur social n'était pas encore reconnu par l'Etat ce qui, à terme, faciliterait le travail à travers les taxes revues à la baisse dans la mesure où l'entrepreneur social avait des marges de bénéfices pas si grandes qu'il allait réinvestir.
Mme Hulo Guillabert présenta ses différentes expériences avec sa maison d'édition Diasporas Noires, son restaurant et galerie d'art Nubi Arts, les ateliers d'écritures qu'elle organise tous les mois, etc.
Nous avons présenté notre aventure à travers le site inclusif d'analyses www.sunumbir.com qui va de l'éducation à la citoyenneté.
M. Abdourahmane Mbengue qui fut bouquiniste expliqua comment il a quitté le secteur informel pour se retrouver dans une structure formelle regroupant plusieurs bouquinistes.
Pour Oumar Sall, il fallait montrer « la richesse de la pauvreté » à travers une démarche solidaire initiée par l'Association des Diffuseurs Artistiques et Festivals du Sénégal (ADAFEST) qui se positionne comme un incubateur formant et accompagnant de jeunes talents dans le domaine artistique. Il présenta la banque de temps mis en place grâce à un portail www.artbank.nelamservices.com.
M. Papa Mayacine Diop de Reach for change présenta cette ONG suédoise établie au Sénégal depuis 2012 et présente dans 7 pays en Afrique. Reach for change vise à améliorer la vie des enfants et des jeunes.
M. Pape Mamadou Camara parla de cultures urbaines et d'encadrement à travers des ateliers de formation proposés en infographie, photo, vidéo, etc. M. Camara démontra l'approche environnementale dans le cadre de l'initiative Represent Wakhinane Nimzatt. Diverses actions sociales menées dans le cadre de l'éveil des consciences furent rappelées.
Selon M. Abdou Latif Mbengue, il faut trouver un moyen pour inspirer et arriver à croire que c'est possible.
Pour donner à la séance, une touche particulière, M. Thierno Souleymane Sall déclama trois textes dont deux en français et un en wolof.
Pour M. Hamadou Tidiane Sy il est important de comprendre le monde dans lequel on se trouve.
M. Séne, l'entrepreneur social peut explorer d'autres pistes et trouver des personnes dans la perspective de « co créer ».
Durant cette rencontre, l'idée de vulgariser les actions menées par les entrepreneurs sociaux en vue de créer une masse critique importante est ressortie.
Les pesanteurs sociales auxquelles l'entrepreneur social était confronté ne furent pas en reste : la perception dans la société, les problèmes financiers, l'incompréhension, etc.
Un cocktail fut offert et les discussions se sont poursuivies dans le hall d'entrée d'Ejicom. Une trentaine de minutes furent mises à profit pour des échanges de cartes de visite, d'expériences, etc.

 L’entrepreunariat social : une nouvelle donne de taille avec laquelle il faudra compter pour faire bouger les lignes.

1 avril 2015

Merci à Ejicom, aux étudiants, au personnel…

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Date de dernière mise à jour : vendredi, 03 Avril 2015